Vous êtes dévasté, vous devez apprendre à vivre avec cette perte. Cela vous semble
insurmontable ! C’est le choc, vous n’y croyez pas, ce n’est pas réel, ce n’est pas
possible, et quel injustice ! Pourquoi ? pourquoi la vie vous a privé de cet être ?
Pourquoi les médecins n’ont pas pu guérir cette personne ? Pourquoi on accorde le permis
à ces…. ? Vous vous reprochez de ne pas avoir passé plus de temps, fait ceci ou cela, de
vous être disputé, etc et si vous aviez fait/ dit cela ? et si ? et si ? Puis vous êtes
submergé.e de chagrin, anéanti.e, vous avez l’impression de le/la voir partout, vous ne
supportez plus toutes ces musiques écoutées ensemble, vous ne supportez plus de
retourner dans tous ces endroits partagés, même les choses les plus banales du quotidien
sans lui ou sans elle sont insurmontables. Puis, tout doucement, ce chagrin va devenir
moins douloureux ; il sera toujours là et se fera de nouveau sentir à chaque date
anniversaire mais avec de moins en moins d’intensité.
Lorsqu’une personne traverse un deuil, ses besoins sont multiples et évolutifs. Au-delà
du simple fait d’exprimer sa souffrance, elle a besoin d’être écoutée, comprise et
soutenue sans jugement. Un accompagnement bienveillant permet de valider ses émotions et
de lui donner un espace pour les explorer en profondeur.
Les besoins peuvent être classés en trois grandes catégories :
- Besoin émotionnel : Accueillir et exprimer ses
émotions sans retenue, sans peur d’être incompris.
- Besoin physique : Prendre soin de son corps,
écouter ses signaux, retrouver un équilibre malgré les perturbations.
- Besoin spirituel et existentiel : Trouver un sens
à la perte, reconstruire une connexion avec la vie, explorer ses croyances et
valeurs.
Le deuil soulève souvent des questions profondes sur la vie et la mort, sur la place du
défunt dans notre existence et sur notre propre parcours. L’individu en deuil peut
ressentir un besoin d’introspection et de réajustement de son rapport au monde.